Choisir son psychothérapeute : arrêtez de perdre votre temps !

Si vous souffrez de dépression, de troubles anxieux, de crise d’angoisse, de crises de panique, ou plus généralement d’un mal-être, vous allez peut-être vous mettre en recherche pour demander l’avis d’un professionnel. Et là, grosse galère garantie ! Je vais vous expliquer comment choisir son psychothérapeute et sa psychothérapie.

Il existe de nombreuses psychothérapies et il en arrive de nouvelles chaque année. Il y en a probablement certaines que j’ignore mais je pars du principe que si je n’en ai pas entendu parler par mes collègues anglo-saxons en veille permanente de ce qui se fait de nouveau comme moi, c’est que ce n’est pas actuellement le moment d’en parler. Je me suis formé à de nombreuses approches dont certaines que je n’évoquerai pas, car  même si la formation m’a coûté en temps, en argent, l’absence de résultats quand je les ai essayées me les ont faites abandonner.

D’abord il va vous falloir déterminer de quel suivi vous avez besoin, puis quelle sera l’approche psychothérapeutique, et enfin par qui. Tout en écrivant cela, je me rends compte que j’ai rencontré peu de patients qui ont vraiment suivi cette démarche.  Cela a tout de même tendance à changer. Avec le développement d’internet, les patients ont accès à plus d’informations donc plus de connaissances pour choisir. Il est extrêmement difficile pour les patients ou candidat à la psychothérapie de s’y retrouver parmi les termes de psychiatre, psychologue, psychanalyste, psychothérapeute…

Ecartez tout de suite le ou la psychothérapeute de la copine ou du copain “qui serait bien” s’il ne répond pas aux critères que je vais vous indiquer. Ce n’est pas un critère de prendre quelqu’un qu’on vous a recommandé amicalement. Ça introduit un biais dés le début dans le choix. Le fait que ça se passe bien avec un proche n’est pas un critère.

Vous devez connaître le cursus de la personne qui vous prend en charge. Iriez vous voir un chirurgien qui a appris seul ? Je rencontre souvent des patients qui ont été suivis des années sans avoir demandé au praticien quel était son cursus.

Psychiatre, psychologue, psychanalyste, ou psychothérapeute : qui choisir ?

Enfin bref quel psy choisir ?

Psychiatre

Le psychiatre a fait médecine puis a passé le concours de l’internat avant de se spécialiser. Il a donc une vraie expérience clinique avec des patients très difficiles. Ce n’est pas une garantie de compétence en psychothérapie mais si vous avez besoin d’un traitement, il pourra vous prescrire. Certains psychiatres adressent d’ailleurs leurs patients à des psychothérapeutes quand ils n’ont pas le temps ou ne sont pas intéressés par la psychothérapie. Vous serez d’autre part dans un cadre où le patient est protégé par la responsabilité du médecin.

Là où ça se complique, c’est lorsque le psychiatre fait de la psychanalyse. Le patient est persuadé d’être bien pris en charge alors que la psychanalyse est peu effective voir aggrave. Bien souvent le psychiatre qui fait de la psychothérapie fait ce qu’on appelle de la psychothérapie de soutien. Certains psychiatres font des Thérapie Cognitivo Comportementales (TCC) qui peuvent permettre de passer un cap difficile ou aider à traiter les Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC).

Si votre psychiatre vous reçoit 20-30 minutes pour “discuter” ce n’est pas de la psychothérapie, c’est du soutien.

Psychologue

Le psychologue a une expérience clinique variable mais a fait des études spécifiques et passé des examens. BAC+5, ce n’est pas rien. Cette profession est encadrée. Là encore le titre est un gage d’études mais ensuite la prise en charge dépendra l’approche. Aujourd’hui, on ne peut que regretter que la psychanalyse occupe une grande part de l’enseignement en faculté de psychologie. Le choix d’un psychologue est déjà une garantie mais connaître son approche déterminera votre choix. J’en parle plus loin.

Psychanalyste

Les Psychanalystes sont des praticiens qui ont fait une psychanalyse personnelle et suivi un cursus dans une école de psychanalyse. Comme il n’y a plus de cohérence théorique, il est bien difficile de s’y retrouver. 

Là où ça devient compliqué, accrochez-vous, c’est que le psychanalyste peut être médecin, psychiatre, psychologue.. Mais aussi être ancien professeur des écoles, coach, employé dans une revue de psychologie, ancien DRH… Et de se déclarer compétent pour prendre en charge des patients qui souffrent de dépressions ou de traumas complexes, de dissociation. Plutôt rassurant non ?

On sait pourquoi le Ministre de l’époque Douste-Blazy a épargné les psychanalystes dans la loi sur les psychothérapeutes par l’opération du Saint Esprit comme aurait dit Lacan..

Psychothérapeute

Précisons tout de suite que le titre de psychothérapeute est régi par la loi.

Ont le droit de prétendre à ce titre les psychiatres, les psychologues et les psychothérapeutes ARS qui répondent à des critères établis. On m’a un jour reproché d’être attaché aux diplômes universitaires. Et alors ? C’est la moindre des choses non ?

Etre médecin ne garantit en rien d’être bon psychothérapeute. Des psychothérapeutes ARS ou des psychologues peuvent être bien meilleurs. Mais les trois ont un minimum d’expériences.

Psychopraticien

Récemment est apparu le terme de « psychopraticien ». Je vais rapidement dire ce que j’en pense. Psychopraticien est la dénomination d’une activité professionnelle et non un titre. Les personnes ayant créé ce terme reprochent que « le nouveau titre légal de « psychothérapeute » défini par la loi d’août 2009 et le décret de mai 2010 est maintenant réservé aux psychiatres, ainsi qu’aux médecins qui auront effectué quelques stages, aux psychanalystes et psychologues moyennant des formations complémentaires, aux « anciens » psychothérapeutes qui ont plus de cinq ans d’exercice et devront passer devant une commission… » Dixit l’article

Il est reproché que « Les connaissances théoriques sont dorénavant privilégiées par rapport à l’expérience personnelle. » par les personnes ayant mis en avant ce terme. Ce qui est de la désinformation totale et a réintroduit un flou que la loi voulait éliminer. Lisez cet article, et vous serez rassuré, enfin je ne le crois pas vraiment : « il est aussi possible d’exercer la psychothérapie en tant que « psychopraticien », terme libre d’emploi et auquel tout le monde peut prétendre« . Ma concierge va être contente de l’apprendre…

Disons le clairement : cela permet à des personnes d’exercer une profession qui va leur apporter en terme de salaire autant qu’un psychologue sans avoir pris la peine de faire 5 années d’études et sans compétences et exposant les patients à ne pas recevoir les soins adéquats.

Là où on peut se questionner, c’est en quoi un psychanalyste qui n’est ni psychologue, ni médecin, serait plus compétent qu’un psychopraticien.

Avoir fait des stages cliniques est fondamental pour ne pas passer à côté de pathologies sérieuses pour lesquelles existent des traitements validés. Faire des week-ends de formations ou une école quelconque n’est sûrement pas suffisant pour prendre en charge des pathologies psy. Probablement qu’ils existent des « psychopraticiens » et des “psychanalystes” qui ont une bonne écoute, un bon contact, mais le patient a besoin d’être pris en charge par des professionnels réglementés.

Là où ça se complique, c’est que certains pays acceptent en formation des psychopraticiens pour des psychothérapies dont la formation leur serait inaccessible en France. On retrouve ainsi dans les psychopraticiens toute sorte de personnes qui antérieurement officiaient comme DRH, conseiller commercial, coach et j’en passe… Il y en a sûrement des compétents mais avant de revendiquer le psychopraticiens doit se demander pourquoi il n’a pas suivi un cursus de psychologie par exemple ou de psychothérapeute ARS ?

Devant la multiplication du nombre de psychopraticiens, comme des ostéopathes, il faudra bien envisager le problème.

Donc vous devez savoir quel cursus a suivi votre psychothérapeute. Je sais qu’en état de fragilité, vous pouvez avoir des difficultés à le demander. N’hésitez pas à demander conseil à votre médecin généraliste qui reste un pilier pour votre santé aussi bien physique que mental.

Quelle psychothérapie choisir ?

 

choisir sa psychothérapie EMDR ou Brainspotting

Il y a des psychothérapies validées pour certains troubles. Certaines me semblent en 2018 plus pertinentes.

La psychanalyse

Je ne recommande pas la psychanalyse. L’ayant vécue et pratiquée, ayant fréquenté beaucoup de psychanalystes auto-proclamés enfermés dans un jargon théorique, aujourd’hui je pense que c’est une psychothérapie qui ne soigne rien du tout : d’ailleurs les psychanalystes ont même renoncé à guérir. C’est dommage d’être enfermé dans une chapelle à tel un point. Certains psychanalystes ont des compétences pour gérer des patients très difficiles. D’autres sont d’un soutien très sécurisant, et l’on se dit que pratiquant une autre approche, ces compétences pourraient s’exprimer pleinement. D’ailleurs beaucoup de psychanalystes qui se sont formés à l’EMDR et plus récemment au Brainspotting, ont laissé tomber la psychanalyse, ou l’appréhendent de façon moins théorique et dogmatique. 

Il faut « faire avec ses symptômes » et la guérison est « la cerise sur le gâteau« . De plus, les psychanalystes ne font que répéter les propos de Freud ou de Lacan sans aucun progrès depuis les années 80. Mon seul regret est de ne plus parler comme Lacan, j’adorais ça,.. C’est un petit coup à prendre… 

Et on comprend pourquoi (ne râter pas la fin de cette vidéo à 5:18, c’est un bonheur !) ou plutôt on ne comprend pas comment le psychanalyste pourrait vous aider puisqu’il a déjà renoncé à guérir. Mais ça, on devrait le dire au patient ? Je rappelle que les psychanalystes font bien partie des psychothérapeutes dans la loi alors qu’ils disent eux-mêmes qu’ils ne guérissent pas.

Il faut distinguer la cure-type et la psychothérapie d’inspiration analytique. Dans la cure type, le patient est allongé sur le divan, le psychanalyste se trouve hors de sa vue derrière lui. Le problème de cette approche est qu’elle déroule le transfert puissant, une réactualisation des traumas et des relations précoces sans proposer au patient une résolution adéquate. Aujourd’hui nous savons que certaines aires cérébrales doivent être activées pour la résolution des traumas. Or pour activer ces aires, il faut la pleine conscience et donc impliquer le corps. Le néocortex qui intellectualise a peu d’emprise sur la régulation des émotions. La psychanalyse dénie complètement les émotions et le corps. Cela explique pourquoi en dehors d’amener le patient à intellectualiser, elle ne peut permettre la résolution des traumas, pire elle peut retraumatiser. Le patient ayant un trouble de l’attachement se retrouve avec un thérapeute non visible, parlant peu, et peut réactualiser une relation précoce avec un parent absent physiquement et mentalement sans avoir plus d’aide pour surmonter cet état. Certains sont amenés à sombrer dans une détresse profonde sans avoir plus de ressources pour faire face. On sait par exemple que l’interaction avec le regard est très importante entre le parent et le bébé. Une étude a montré la synchronisation des ondes cérébrales entre la mère et le bébé.

Aujourd’hui, on ne peut plus concevoir une psychothérapie où le pychothérapeute n’a pas une implication active notamment pour stabiliser le patient et lui apprendre à se réguler.

Dans la psychothérapie d’inspiration analytique, le thérapeute est en face. Certains psychanalystes sont très empathiques et sécurisants. Cela peut dans ce sens apaiser le patient. Mais le corps et la pleine conscience n’étant pas utilisés, au profit « d’essayer de creuser », d’interprétations différentes selon l’école de psychanalyse, le patient a peu chance de résoudre son problème. Bien souvent, ce type de psychothérapie tourne à la psychothérapie de soutien voir à la simple conversation.

En revanche, au niveau théorique, la psychanalyse peut me sembler pertinente pour expliquer les formations réactionnelles, les défenses,  mais en pratique la conceptualisation ne sert pas à grand chose. La psychanalyse anglo-saxonne et les théories de l’attachement sont beaucoup plus intéressantes. Mais là encore, elle est supplantée par les approches fondées sur la neurophysiologie et la pleine conscience. Avec l’EMDR on est à dix mille lieux de ce discours archaïque, et avec le Brainspotting tout autant

Tous les mois, je vois des patients qui ont 10 ans, 20 ans, voir 30 ans de psychanalyse, qui ont non seulement rien réglé mais qui sont devenus quasiment inaccessibles aux psychothérapies qui utilisent la pleine conscience. Mes propos énerveront probablement les personnes en psychanalyse depuis plusieurs années mais je ne cherche pas à les convaincre car comme le chantait Balavoine “Je sais bien que les oiseaux perdus ne reviendront jamais

Les thérapies cognitivo comportementales (TCC)

Les thérapies TCC ont accumulé suffisamment d’études sans qu’on remettent en cause leur efficacité. Le patient est actif, peut avoir des tâches à effectuer. On évalue avec le patient les progrès. Il y a un plan de traitement. Le travail se fait sur les émotions, les pensées (cognitions), les schémas de pensée, et les comportement.

Indiqué en cas de dépression, d’anxiété pathologique, de troubles obsessionnels, de trauma, de troubles sexuels… Moins pertinente en cas de problème existentiel ou de problèmes flous.

Les psychanalystes ont caricaturées les TCC parlant même de reprogramation digne de régimes totalitaires. No comment…

La thérapie des Shémas développée par Jeffrey Young a approfondi le travail sur la modification des croyances profondes par un travail cognitif et par imagerie. Je m’y suis intéressé dans les années 2000 et ai suivi des séminaires avec Jeffrey Young. Je la trouve moins pertinente aujourd’hui  mais peut permettre de passer un cap difficile. 

Les TCC de troisième génération ont intégré la pleine conscience sous forme de programme MBCT et MBSR.

J’encourage mes patients à pratiquer. Il existe suffisamment d’ouvrages, de vidéos, de CD pour apprendre.

Trouver un psychothérapeute certifié TCC

Attention tout de même à bien faire une psychothérapie cognitivo-comportementale. Beaucoup de patients disent avoir fait une TCC, mais quand on les interroge le thérapeute se contentait de discuter sans donner de tâches, sans travail sur les émotions ou les cognitions. Là, c’est de la parlotte, ce n’est pas une TCC.

La thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT)

La thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) appartient à la 3e vague des thérapies cognitivo-comportementales (TCC). Elle enseigne la pleine conscience et aide à développer une flexibilité psychologique afin de parvenir à l’acception des émotions, pensées et sensations physiques incontrôlables.

« Reconnaître ses pensées, ses images et ses souvenirs pour ce qu’ils sont –simplement des mots des représentations mentales – et les laisser aller et venir naturellement, sans les combattre, sans chercher à les fuir et sans leur accorder plus d’attention qu’ils n’en méritent » Ce principe de défusion est pour moi assez proche de l’enseignement du Bouddhisme que j’ai reçu même si il n’y a ici aucune connotation religieuse. Le principe est d’accepter en pleine conscience.

Le but premier de la thérapie n’est pas la réduction des symptômes mais l’augmentation de la flexibilité psychologique afin de favoriser l’engagement dans des actions contribuant à la construction d’une existence riche et pleine de sens… C’est pour moi un bon départ. On sait par exemple que dans les crises d’angoisse ou la douleur, vouloir éviter le ressenti, bien souvent augmente le symptôme.

L’ACT a été évaluée dans la prise en charge des troubles anxieux, des troubles dépressifs, de la douleur chronique, des troubles du comportement alimentaire, des addictions, des acouphènes et de la fibromyalgie. Les résultats démontrent l’efficacité, avec des tailles d’effets variables pour l’ensemble des pathologies explorées. Sept études montraient l’efficacité de l’ACT en auto-thérapie, réalisée avec un thérapeute et l’apport de différents supports (sites web, manuels…) conçus dans cette optique.

C’est un bon début, un bon complément aux TCC.

L’hypnose

Très intéressante pour s’attaquer à certains symptômes. L’hypnose fait partie des thérapie brèves, quelques séances. Ce n’est pas dans mon peloton de tête mais je le déconseille pas. Attention tout de même que le thérapeute soit formé.

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La psychothérapie EMDR

Encore aujourd’hui, beaucoup de gens pensent que l’EMDR est réservé au traitement des psychotraumatismes. On dit maintenant “La psychothérapie EMDR” car c’est une psychothérapie à part entière pouvant s’attaquer à de nombreux problèmes. La formation en EMDR est pointue et nécessite un investissement mais est accessible en terme de temps et de prix . Je pratique l’EMDR depuis 14 années maintenant après avoir été formé et supervisé par le regretté David Servan-Schreiber. Je préfère l’approche de cette école car j’ai été formé en même temps que la thérapeute qui enseigne et connais son travail.

Les TCC font partie avec l’EMDR des traitements de choix pour l’Etat de stress post traumatique dans les recommandations de l’OMS.

Trouver un psychothérapeute EMDR certifié

La Somatic Experiencing (SE) et Psychothérapie Sensorimotrice

J’aime beaucoup ces deux approches où la pleine conscience dans le corps est au centre du traitement.

La Somatic experiencing est une bonne indication dans les traumas. David Grand l’inventeur du Brainspotting indique d’ailleurs qu’il y a une dimension  Somatic Experiencing dans le Brainspotting par la pleine conscience dans le corps.

La psychothérapie Sensorimotrice a ma préférence car elle est plus intégrative. Malheureusement il y a peu de thérapeutes en France (bas de la page), son implantation s’étant arrêtée pour des raisons bassement mercantiles, les américains étant plus intéressés par l’argent que peut rapporter la formation plutôt que de transmettre une découverte. Il s’en est suivi une formation très chère, à rallonge, alors que les principes de bases pourraient être transmis en moins de temps.

C’est là que la formation en EMDR ou Brainspotting en plus de l’efficacité est plus accessible.

Le Brainspotting

C’est “the psychothérapie” pour moi actuellement. C’est une nouvelle psychothérapie. Sachant que nouvelle veut dire que ce sont écoulées quinze années entre son ébauche et son arrivée en France. J’ai été le premier à la découvrir en France, tout à fait par hasard en faisant des recherches sur internet. Je me suis formé aux Etats-unis et en Europe avec David Grand le concepteur.

Le Brainspotting est en cours de développement et les études sont cours. Beaucoup d’indications du trauma psychique aux troubles de l’attachement.

Peu de psychothérapeutes certifiés Brainspotting en France actuellement. La formation en Brainspotting n’est accessible qu’aux professionnels de santé.

Déroulement d’une psychothérapie

La durée d’une séance de psychothérapie

choisir sa psychothérapie formation EMDR ou Brainspotting Paris

Elle doit être minimum de 45 minutes. Bien souvent une heure en Brainspotting ou EMDR, la somatic experiencing et la psychothérapie sensorimotrice peuvent être pratiquée sur un temps plus court mais ce n’est pas vraiment recommandé.

L’idéal est une heure.

Mon record personnel est 6H30 d’EMDR scindé en deux pour la fille d’un ami, et 3H40 en Brainspotting pour une patiente qui venait de loin. Ce furent des expériences fantastiques ! Et en pleine conscience, on ne voit pas le temps passer !

Vingt minutes la séance, laissez tomber que ce soit psychiatre, psychologue ou psychothérapeute reconnu. Vous paierez sûrement moins cher mais pour faire quoi ?

Inscrivez vous à un club de sport et pratiquez l’activité physique, ou pratiquer la méditation, vous en retirerez plus de bénéfices pour votre cerveau.

Le déroulement d’une séance

Vous devez détecter que le thérapeute utilise une technique, un protocole. Il se peut que lors de certaines séances, on ne fait que parler. Mais cela doit rester ponctuel à moins que ce soit votre souhait. La pleine conscience est primordiale au cours du processus, et on ne peut l’obtenir si on a une conversation. La somatic experiencing, l’EMDR ou le Brainspotting, utilisent la neurophysiologie du sujet pour entrer dans ses réseaux de mémoire traumatique.

Si le psychothérapeute répond au téléphone ou regarde son smartphone pendant les séances, laissez tomber, il n’est pas lui-même dans le processus. Et c’est un sacré manque de syntonisation dans la relation thérapeutique. Une partie de vous pourrait l’interpréter comme du désintérêt, voir du rejet.

La durée d’une psychothérapie

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On a coutume de penser qu’une psychothérapie doit être très longue. En réalité, les nouvelles psychothérapies sont plus courtes que les psychothérapies classiques, et sont plus efficaces pour les troubles de l’attachement.

De quelques séances à plusieurs années dans les traumas complexes. Vous devez pouvoir mesurer des effets réels sur vous. Si vous parvenez seulement à intellectualiser votre propre cas, en pratique cela ne sert à rien.

Attention de ne pas tomber dans l’idéalisation pour la psychothérapie EMDR ou Brainspotting, et pensez qu’il suffira de quelques séances. En dehors des traumas aigus qui ont interrompu un état psychologique qui était satisfaisant auparavant, on ne peut qu’exceptionnellement régler des problèmes qui existent depuis l’adolescence ou avant bien souvent, en quelques sessions. Même si l’EMDR ou le Brainspotting, la SE, durent plusieurs années, on obtiendra des résultats qu’on ne peut même pas soupçonner en psychothérapies classiques que les patients se résignent à utiliser comme béquilles. Combien de fois ai-je entendu « ma psychanalyse m’a aidé à tenir le coup » Pardon ? Ce n’est pas le but d’une psychothérapie.

Avant de consulter :

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Vous devez connaitre le parcours du psychothérapeute, le prix avant la séance, la durée des séances, et l’approche ou les approches. Si la personne ne peut vous répondre concrètement, passez… Le psychothérapeute doit aussi vous sembler avoir confiance en elle ou lui, ne pas être avachi, et inspirer confiance. 

Une autre dimension très importante est le sentiment de sécurité dans la relation thérapeutique. Je dirai que ce sentiment est plus important que de trouver le thérapeute sympathique. On peut être très sympathique et n’être ni compétent ni sécurisant et pas forcément chaleureux. Si vous ne vous sentez pas en sécurité avec votre psychothérapeute, votre psychisme pourra mettre en place des protections pour éviter de se connecter à des réseaux de mémoire traumatique et ainsi ne pas être débordé par les émotions. Ce sera la même chose si votre thérapeute montre des signes de manque de confiance.

Après ce que vous venez de lire, vous voyez qu’il n’est pas si facile de choisir son psychothérapeute si on ne suit pas certains critères. Bon cheminement !

 

 

 

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