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Le danger du sucre

La consommation de boissons sucrées a augmenté dans le monde entier au cours des dernières décennies.

Les boissons sucrées sont associées de manière convaincante au risque d’obésité, facteur de risque important de nombreux cancers.

L’étude

Des chercheurs français ont étudié plus de 100 000 Français adultes (près de 80% de femmes) ayant effectué au moins deux évaluations diététiques de 24 heures sur une période de 2 ans. L’âge moyen au départ était de 42 ans. Cette étude publiée dans The British Medical Journal, semble établir un lien entre les boissons sucrées et le cancer.

Le suivi et les résultats

Au cours d’un suivi médian de 5 ans, près de 2 200 cancers incidents ont été diagnostiqués, dont environ un tiers étaient des cancers du sein.

Le risque global de cancer augmentait avec chaque augmentation de 100 mL / jour (3,4 oz / jour) de la consommation de boissons sucrées, y compris les boissons sans alcool et les jus de fruits à 100%.

Le risque de cancer du sein – en particulier le cancer du sein avant la ménopause – a également augmenté avec la consommation de boissons sucrées, bien que le jus de fruits à lui seul ne confère pas de risque élevé.

Les risques pour d’autres cancers, notamment le cancer colorectal et la prostate, n’étaient pas associés aux boissons sucrées.

Au total :

La consommation de boissons sucrées (y compris 100% de jus de fruits) était associée à un risque accru de cancer et de cancer du sein.

Dans certaines sous-analyses, la consommation de jus de fruits à 100% était également associée à un risque accru de cancer en général.

La consommation de boissons édulcorées artificiellement n’était pas associée à un risque de cancer, mais la puissance statistique était probablement limitée en raison d’une consommation relativement faible dans cet échantillon.

Discussion :

Les chercheurs se sont adaptés à de nombreux facteurs de confusion, notamment l’IMC (indice de masse corporelle), le tabagisme et les antécédents familiaux de cancer.

Néanmoins, ils mettent en garde: “Il s’agit d’une étude observationnelle; il n’est donc pas possible d’établir la causalité des associations observées ni d’éliminer totalement la confusion résiduelle”.

À noter que les chercheurs discutent de nombreux mécanismes biologiques potentiels pour les associations observées. Ces résultats doivent être reproduits dans d’autres études prospectives à grande échelle.

A mon avis, diminuer voir supprimer sa consommation de boissons sucrées ne peut être que bénéfique de toute façon. Je ne suis pas fan des jus de fruits qui ont un index glycémique élevé.

L’article du BMJ (Gratuit)

Article New York Times 

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